NOUVELLE INTERVIEW !!!!

Il y a des bassistes qui choisissent la fretless. Et puis il y a ceux pour qui la fretless devient vite une évidence, un langage, presque une philosophie. Laëtitia Bertrand fait clairement partie de la deuxième catégorie. En véritable autodidacte partie de zéro, elle jongle aujourd'hui entre trois groupes aux univers bien distincts — du metal symphonique au prog instrumental en passant par un concept-album sur l'Égypte ancienne — avec pour fil conducteur une basse au son chaud qu'on reconnaîtrait entre mille. Entre ses BirdBasses, sa Wal MK2 de 1989 et sa Bongo 6 cordes, elle nous parle de Colin Edwin (son grand héros méconnu), de la scène metal prog en France, et de ce moment où une ligne de basse du Roi Lion s'est retrouvée dans un album de power metal. On vous avait dit que c'était fun:-)

Les dernières actus

Mai 2026

Thierry Bedoucha, sans culture, on ne peut pas faire de musique

Bassiste, compositeur et arrangeur professionnel, Thierry Bedoucha a passé un demi-siècle dans les studios et sur les scènes françaises. Sideman de Niagara, Michel Fugain, Pascal Obispo, Kent, Yves Duteil, Jean Guidoni ou Nicole Rieu, formateur agréé Steinberg, rédacteur pour Bass Magazine et Guitare Magazine : il livre à Gravebasse.com un regard lucide et généreux sur la basse, la production, l'industrie et l'irruption de l'IA générative.

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Ben Vanderwal – Lugano (feat. Harry Mitchell, Karl Florison & Ben Vanderwal) — Biophilia Records, 2026

Sorti aujourd'hui sur le label australien Biophilia Records, Lugano est une œuvre d'une cohérence rare, portée par un trio piano-basse-batterie au diapason parfait. Ben Vanderwal (batterie), Harry Mitchell (piano) et Karl Florison (contrebasse) — habitués à se retrouver sur scène et en studio — y ajoutent les textures ambiantes à la guitare de Theo Carbo pour enrichir l'espace sonore sans jamais l'encombrer. Le disque s'articule en douze pièces numérotées en chiffres romains, mais l'intention est claire dès la note de présentation : il s'agit d'une forme étendue unique, conçue pour être vécue d'une traite. Les morceaux s'enchaînent et se fondent les uns dans les autres, dessinant une architecture fluide qui tient davantage du poème symphonique que du simple recueil de compositions. Capté en direct dans un auditorium classique, sans chicanes ni casques, la prise de son laisse l'acoustique de la salle s'exprimer pleinement. L'ambiance du lieu ne sert pas de décor — elle devient un instrument à part entière. "Simple songs for a complicated world" : la formule résume bien l'esprit de l'album. Une sobriété apparente qui dissimule une profondeur musicale réelle, où la contrebasse de Florison assure un ancrage chaleureux, jamais démonstratif, au service d'une musique qui respire et prend son temps. Un beau disque de jazz de chambre, à écouter au casque, lumières tamisées.

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Sterling by Music Man Joe Dart : dernières heures pour commander

La collection Timed Edition Joe Dart x Sterling by Music Man tire sa révérence ce dimanche 31 mai. Deux modèles sont encore disponibles à la commande : le Joe Dart I en finition Natural (549 $) et le Joe Dart Vision en Olympic White (599 $), ce dernier imaginé avec Jack Stratton de Vulfpeck comme une basse réduite à son strict essentiel — au point d'en supprimer le potentiomètre de volume, une première dans l'histoire de l'instrument.

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L'actu du 25 au 30 mai 2026 chez nos confrères

C'est nouveau chez gravebasse.com. Ne ratez plus une seule info ! Chaque semaine, embarquez avec nous pour un tour du monde des meilleurs sites dédiés à la basse. On épluche, on sélectionne, on vous résume l’essentiel : actus matos, artistes, tendances et pépites à ne pas manquer. Moins de scroll, plus de groove ! Voici le résumé de cette semaine 22 du 25 au 30 mai 2026.

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Né(e)s un 30 mai ! Bon anniversaire à...

Geoffrey Lyall, universellement connu sous son nom de scène Klaus Flouride, est une figure fondatrice et emblématique du mouvement punk hardcore américain, né à Détroit dans le Michigan. Plongé dès la prime enfance dans un environnement musical d'une immense richesse grâce à des parents mélomanes et un père clarinettiste de jazz, il développe très tôt une fascination obsessionnelle pour les disques et la composition. Il s'essaye d'abord à la guitare classique et au surf rock dans sa jeunesse avant de se tourner vers les fréquences graves de la basse électrique lors de son déménagement à Boston à la fin des années 1960. Son destin prend un tournant historique lorsqu'il s'installe à San Francisco en 1977. En répondant à une simple petite annonce placée dans un magazine musical par le guitariste East Bay Ray, il cofonde les légendaires Dead Kennedys. Contrairement à l'approche souvent rudimentaire des bassistes punk de l'époque, le jeu de Klaus Flouride est sophistiqué, rapide, truffé de lignes mélodiques indépendantes et profondément influencé par le jazz et la surf music. Armé de sa célèbre Fender Jazz Bass de 1966 bleu métallisé branchée sur des amplificateurs redoutables, il est le cœur palpitant d'hymnes ravageurs, participant activement à la composition et aux chœurs. Après la séparation houleuse du groupe en 1986, il ne quitte jamais le milieu de la musique indépendante : il sort plusieurs albums solos expérimentaux, devient producteur en studio pour de multiples artistes alternatifs, et finit par remonter sur scène lors des diverses reformations des Dead Kennedys au début des années 2000, confirmant son statut d'icône indéboulonnable de la contre-culture.

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Né(e)s un 28 mai ! Bon anniversaire à...

Leland Bruce Sklar, né le 28 mai 1947 à Milwaukee dans le Wisconsin, est une véritable légende vivante de la guitare basse, affichant une discographie vertigineuse de plus de deux mille albums studio. S'il est aujourd'hui une icône incontestée de l'instrument, son parcours a curieusement débuté par le piano classique. À l'âge de cinq ans, fasciné par la virtuosité et le style de Liberace à la télévision, il se lance dans des cours de piano et dévoile rapidement un talent exceptionnel, remportant même plusieurs prix prestigieux à Los Angeles. Toutefois, arrivé au lycée, la lassitude s'installe face à un enseignement qu'il juge trop rigide. C'est à ce moment précis que son professeur de musique l'oriente vers la contrebasse, marquant le véritable point de départ de sa vocation rythmique. Le coup de foudre pour les basses fréquences est immédiat. Durant ses études supérieures à l'Université d'État de Californie, il croise le chemin d'un certain James Taylor. Ce qui ne devait être qu'une brève collaboration étudiante va propulser sa carrière à l'international. Ensemble, ils posent les fondations rythmiques du "soft rock" californien, et Sklar fonde peu après The Section, un collectif de musiciens de studio d'élite qui deviendra le véritable moteur des années 1970 en accompagnant des pointures comme Jackson Browne, Carole King ou Linda Ronstadt. La signature sonore de Leland Sklar réside dans sa capacité à fournir une fondation incroyablement riche, profonde et stable, tout en évitant la moindre fioriture inutile. En matière d'équipement, Sklar est un grand innovateur. Il est intimement associé à sa célèbre basse "Frankenstein", un instrument hybride assemblé en 1973 comprenant un corps de Precision Bass en aulne, un manche profilé de Jazz Bass de 1962 et, fait rarissime, des frettes de mandoline. Ce choix technique très précis lui permet d'obtenir une action extrêmement basse et d'éliminer les bruits de frottement métalliques lors de ses emblématiques glissandos. Plus tard, il adopte également les basses Dingwall à frettes en éventail et se voit gratifié d'un modèle signature chez Warwick basé sur la Star Bass II. Au fil des décennies, Leland Sklar a mis son groove redoutable au service de géants comme Phil Collins, assurant des lignes de basse mémorables sur scène et en studio, et a même pris la route avec le groupe Toto pour pallier l'absence de Mike Porcaro. Reconnaissable entre tous avec sa longue barbe de patriarche, il reste un musicien de studio extraordinairement actif, continuant de tourner avec The Immediate Family et d'inspirer les bassistes du monde entier grâce à sa vision profondément mélodique et structurelle de l'instrument.

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Primus - A Handful of Nuggs

Dix ans après The Desaturating Seven, on commençait à se demander si Primus referait un jour parler de lui en studio. C'est désormais chose faite : le trio californien vient de lâcher sans prévenir un EP quatre titres baptisé "A Handful of Nuggs", disponible en streaming depuis le 14 mai et annoncé en vinyle 12" pour le 22 juillet via ATO Records. Au centre de l'opération, un inédit qui fait déjà jaser : "The Ol' Grizz". "The Ol' Grizz" n'est pas qu'un single de transition : c'est aussi le premier vrai enregistrement studio à officialiser l'arrivée de John Hoffman derrière les fûts, le batteur de Shreveport sorti vainqueur en 2025 du désormais célèbre Interstellar Drum Derby (plus de 6 100 candidats départagés après le départ-choc de Tim Alexander en 2024). Et le résultat sonne comme un manifeste : ligne de basse roulante et tordue façon Sailing the Seas of Cheese, esthétique mutant country-funk-metal, breaks atmosphériques en milieu de morceau pour rappeler la maturité plus prog des dernières livraisons. Le morceau raconte les déboires d'un chercheur d'or face à un grizzly — clin d'œil direct à la nouvelle marotte de Les Claypool, qui révélait récemment dans Bass Magazine avoir acheté une vieille mine hydraulique dans les montagnes pour y prospecter avec son fils et ses amis. D'où le titre de l'EP. Et au cas où le doute subsistait, un showcase de basse en milieu de morceau vient rappeler que Claypool, à 62 ans, n'a strictement rien perdu de sa main droite : slap ravageur, harmoniques tordues, glissés impossibles. Du Primus pur jus, sans nostalgie de façade. Et après ? Cet EP est présenté par le groupe comme un avant-goût du dixième album studio, attendu pour 2027. En attendant, Claypool entame une saison chargée : la tournée nord-américaine Claypool Gold, qui réunit ses trois projets (Primus, The Claypool Lennon Delirium et les Fearless Flying Frog Brigade) a démarré le 20 mai à Reno. Une tournée européenne suivra cet été, avec un coup d'envoi à Milan le 31 juillet et plusieurs dates au Royaume-Uni en août. À surveiller de très près pour les fans de quatre cordes — et pour tous ceux qui pensaient que le slap excentrique avait fait son temps.

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MonoNeon, George Clinton & Grandma Liz - Tha Dumb Stuff

MonoNeon convoque George Clinton (et Grandma Liz) sur « Tha Dumb Stuff » L'inclassable MonoNeon continue d'écrire son propre chapitre dans la grande histoire du funk mutant. Le bassiste de Memphis vient de dévoiler « Tha Dumb Stuff », un nouveau morceau où il s'entoure de deux invités pour le moins contrastés : la légende George Clinton, parrain absolu de la galaxie P-Funk, et sa propre grand-mère, Grandma Liz, fidèle complice vocale de plusieurs de ses projets récents. Le titre n'est pas tout à fait neuf : les prises originales remontent à 2022, captées dans le studio de George Clinton à Tallahassee, en Floride. MonoNeon est ensuite revenu sur ces bandes pour les reconstruire dans un tout autre espace sonore, transformant un jam d'atelier en pièce produite, sculptée et étrangement domestique. Le résultat sonne à la fois fait-maison et cosmique, fidèle à cette esthétique du bricolage funk poussé jusqu'à l'absurde que MonoNeon défend album après album. L'intégralité de la production est signée Dywane Thomas Jr. lui-même : chant, basse — toujours sa basse pitchée, déformée, en lévitation hors des conventions —, claviers et synthés bancals qui donnent au morceau sa personnalité magnétique et bizarre. À la batterie, TaRon Lockett apporte un groove lourd et pourtant fuyant, tandis que Trey Lewd vient élargir l'atmosphère hypnotique aux chœurs. Avec « Tha Dumb Stuff », MonoNeon prolonge sa connexion profonde avec l'univers P-Funk, sans jamais se laisser enfermer dans la révérence. La présence de George Clinton agit ici comme une caution spirituelle plus que comme un featuring marketing : sa voix s'intègre à la mécanique tordue du morceau, entre soul du Sud, minimalisme expérimental et humour décalé. Le couplet de Grandma Liz, lui, ramène l'ensemble vers une chaleur très domestique — comme une réunion de famille filtrée à travers un synthétiseur cassé. C'est exactement là que MonoNeon est imbattable : dans cette zone où le funk redevient une affaire de quartier, de cuisine et d'église baptiste, sans jamais cesser de regarder vers l'espace. À écouter sans modération — et de préférence fort.

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Né(e)s un 27 mai ! Bon anniversaire à...

Chester Zardis est une figure fondatrice et historique de la contrebasse dans le jazz traditionnel de La Nouvelle-Orléans. Surnommé « Bear » ou « Little Bear » en raison de sa petite stature et de son attaque féroce sur l'instrument, il a développé un jeu percussif particulièrement puissant qui permettait de propulser la section rythmique bien avant l'ère de l'amplification. Formé très jeune à la lecture musicale par Dave Perkins, il a fait ses premières armes dans le Merit Band avant d'accompagner des légendes locales comme Buddy Petit, Kid Rena et Bunk Johnson. Ses sessions d'enregistrement du début des années 1940 avec le clarinettiste George Lewis sont aujourd'hui considérées comme des documents de référence absolus pour comprendre le rôle de la contrebasse dans le style « dixieland » originel, misant sur des fondamentales solides et un slap acoustique ravageur. Après avoir mis sa carrière entre parenthèses dans les années 1950 pour travailler comme agriculteur, Zardis a opéré un retour triomphal au milieu des années 1960. Il est alors devenu le contrebassiste résident incontournable du Preservation Hall, enchaînant les tournées internationales et préservant l'authenticité de son style jusqu'à son décès à l'âge de quatre-vingt-dix ans.

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Né(e)s un 26 mai ! Bon anniversaire à...

Vernon Creede Alley est une figure historique et incontournable du jazz, évoluant aussi bien à la contrebasse qu'à la basse électrique. Né à Winnemucca dans le Nevada avant de grandir à San Francisco, il se passionne pour la musique après avoir vu le grand Jelly Roll Morton. Sa dextérité sur les cordes épaisses de sa contrebasse et son sens du rythme implacable lui ont permis de poser les fondations rythmiques pour des géants tels que Count Basie, Duke Ellington, Lionel Hampton ou encore Charlie Parker et Dizzy Gillespie. Au-delà de ses talents de musicien de studio et de scène, ayant soutenu la voix de figures comme Billie Holiday ou Ella Fitzgerald, Vernon Alley s'est distingué par son engagement acharné en faveur des droits civiques. À une époque marquée par une forte ségrégation, il a milité avec ferveur pour l'intégration des syndicats de musiciens à San Francisco et a brisé les barrières raciales qui empêchaient les artistes noirs de jouer dans certains quartiers prisés. Sa carrière, qui s'étend sur plus de sept décennies, est celle d'un pionnier qui a fait vibrer la scène jazz tout en œuvrant pour l'égalité des chances dans l'industrie musicale, laissant derrière lui un héritage musical et humain immense.

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Trevor Weekz, le Jam Bassiste de Goose

Dans le paysage actuel du jam band américain, peu de bassistes incarnent aussi bien que Trevor Weekz l'idée d'une basse qui ne s'écoute pas seulement mais qui se ressent. Membre fondateur de Goose, quatuor du Connecticut devenu en quelques années l'un des phares de la scène improvisée nord-américaine, Weekz est ce que ses pairs appellent volontiers « le silencieux du groupe ». Une discrétion de façade, derrière laquelle se cache un musicien d'une exigence rare, élevé au croisement du metal, de la trance, du jazz, de la Motown et de la culture jam — un parcours qui éclaire la singularité de son jeu.

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Goose – Electric Brixton, London, UK

Trois jours seulement après le concert, Goose dépose sur sa page Bandcamp l'enregistrement soundboard de la première de ses deux soirées londoniennes à l'Electric Brixton — coup d'envoi d'une tournée européenne en neuf dates, seconde incursion outre-Atlantique du quatuor du Connecticut depuis 2023. Pour les amateurs de jam contemporaine et, surtout, pour ceux qui guettent Trevor Weekz, c'est une captation de premier ordre. Dès Animal, le bassiste pose ce qui fait sa signature : un placement souple, légèrement en arrière du temps, et une rondeur de son qui laisse respirer le double front guitare-claviers de Rick Mitarotonda et Peter Anspach. The Whales étire la trame, Your Direction tend la corde, et la reprise de Mas Que Nada (Sergio Mendes) bascule la fin de premier set dans une bossa élargie où Weekz module entre walking discret et appuis funk — ce mélange « boogie tranquille » que Bass Magazine lui prête à raison. Dustin Hoffman et Turned Clouds referment la première partie en mode pocket profond. Le deuxième set est la pièce maîtresse du disque. So Ready relance la machine, puis Big Modern! — semée de teases de Duel of the Fates (le thème de John Williams) glissés par Anspach et Mitarotonda — enchaîne en segue sur un Creatures > How It Ends > Turn On Your Love Light (Bobby « Blue » Bland, popularisé chez les jambands par le Grateful Dead). Sur cette dernière, inachevée, Peter Anspach lâche un tease de Rhapsody In Blue qui en dit long sur l'humeur du moment. Weekz y tient le gouvernail avec cette autorité tranquille qui caractérise son rôle dans le groupe : peu de notes superflues, beaucoup de groove utile.

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Né(e)s un 25 mai ! Bon anniversaire à...

L'étude de la carrière d'Albert Robert Müller, né le 25 mai 1849 à Naumburg (Saale) et décédé le 24 février 1909, nécessite de se plonger dans la réalité économique et institutionnelle des orchestres allemands du dix-neuvième siècle. Durant cette période, la figure du musicien ultra-spécialisé, cantonné à un seul instrument, était un luxe que peu d'ensembles régionaux pouvaient se permettre. Müller incarne cette polyvalence exigée par le système musical germanique de l'époque. Son éducation musicale initiale s'est faite par l'apprentissage du violon, instrument qui lui a inculqué la rigueur de l'intonation non tempérée et la maîtrise de l'archet. Cependant, dès l'âge de douze ans, son développement physique et son affinité acoustique l'ont orienté vers le trombone, un instrument exigeant une gestion complexe de la colonne d'air.

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L'actu du 18 au 24 mai 2026 chez nos confrères

C'est nouveau chez gravebasse.com. Ne ratez plus une seule info ! Chaque semaine, embarquez avec nous pour un tour du monde des meilleurs sites dédiés à la basse. On épluche, on sélectionne, on vous résume l’essentiel : actus matos, artistes, tendances et pépites à ne pas manquer. Moins de scroll, plus de groove ! Voici le résumé de cette semaine 21 du 18 au 24 mai 2026.

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Né(e)s un 24 mai ! Bon anniversaire à...

Originaire d'une famille de musiciens extrêmement respectée à Minneapolis, Billy Peterson s'est imposé comme l'un des bassistes les plus polyvalents de sa génération, capable de passer avec une aisance déconcertante de la contrebasse jazz à la basse électrique rock. Sa carrière prend un tournant décisif lorsqu'il collabore avec Bob Dylan sur l'album légendaire Blood on the Tracks, apportant une profondeur acoustique et une sensibilité mélodique qui ont marqué l'histoire du folk-rock. Peu après, il rejoint le Steve Miller Band, une association qui durera plus de deux décennies et durant laquelle il deviendra le socle rythmique incontournable du groupe sur les scènes du monde entier. Au-delà de ses succès dans le rock, Peterson est un pilier de la scène jazz, ayant dirigé ses propres ensembles et collaboré avec des virtuoses comme le guitariste Leo Kottke ou le batteur Bill Bruford. Son style se caractérise par une précision technique rigoureuse alliée à un sens inné du "groove" organique, faisant de lui un musicien de studio très recherché pour sa capacité à servir la chanson tout en y injectant une texture sonore riche.

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Laëtitia Bertrand, la fretless comme fil conducteur

Il y a des bassistes qui choisissent la fretless. Et puis il y a ceux pour qui la fretless devient vite une évidence, un langage, presque une philosophie. Laëtitia Bertrand fait clairement partie de la deuxième catégorie. En véritable autodidacte partie de zéro, elle jongle aujourd'hui entre trois groupes aux univers bien distincts — du metal symphonique au prog instrumental en passant par un concept-album sur l'Égypte ancienne — avec pour fil conducteur une basse au son chaud qu'on reconnaîtrait entre mille. Entre ses BirdBasses, sa Wal MK2 de 1989 et sa Bongo 6 cordes, elle nous parle de Colin Edwin (son grand héros méconnu), de la scène metal prog en France, et de ce moment où une ligne de basse du Roi Lion s'est retrouvée dans un album de power metal. On vous avait dit que c'était fun:-)

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