A LA UNE

Bassiste, compositeur et arrangeur professionnel, Thierry Bedoucha a passé un demi-siècle dans les studios et sur les scènes françaises. Sideman de Niagara, Michel Fugain, Pascal Obispo, Kent, Yves Duteil, Jean Guidoni ou Nicole Rieu, formateur agréé Steinberg, rédacteur pour Bass Magazine et Guitare Magazine : il livre à Gravebasse.com un regard lucide et généreux sur la basse, la production, l'industrie et l'irruption de l'IA générative.

Les dernières actus

Juillet 2026

Voyage 35 — Even Less

Voyage 35, c'est le projet mené par Colin Edwin (basse) et John Wesley (guitare et chant), deux anciens hommes de l'ombre — ou presque — de Porcupine Tree : Edwin en fut le bassiste jusqu'en 2012, Wesley le guitariste de scène de longue date. Rejoints par Lorenzo Esposito Fornasari, alias « Lef » (chant, claviers), et Alessandro Vagnoni (batterie), tous deux compagnons d'Edwin au sein d'O.R.k., le groupe s'est donné pour mission de redonner vie sur scène à des morceaux de Porcupine Tree que le groupe original ne joue plus, voire n'a jamais joués en tournée. « Even Less » en est le deuxième témoignage après « The Nostalgia Factory », et pas des moindres : le titre ouvre Stupid Dream (1999), l'album qui a marqué le tournant pop-mélancolique du groupe de Steven Wilson après ses années plus expérimentales. Sur l'original, on retenait surtout cette tension entre légèreté mélodique et texte glaçant — un corps échoué sur une plage du Norfolk, un enfant de chœur enterré sur la lande, l'indifférence sociale déguisée en fatalisme (« you're a martyr for even less »). La version de Voyage 35, tournée en session de répétition et publiée en clip, ne cherche pas à copier l'original note pour note. Edwin le dit lui-même : l'exercice consiste à « respecter la source tout en l'emmenant ailleurs » — et la ligne de basse fretless, sa marque de fabrique, est justement ce qui déplace le centre de gravité du morceau, plus organique et moins vernie que la production Wilson de l'époque. Wesley reprend le chant avec une voix plus rugueuse, Lef épaissit les claviers sans les surcharger, et Vagnoni tient une frappe sèche qui donne au titre un abattage presque live-club, loin du feutré studio de Stupid Dream. Ce n'est ni une resucée nostalgique ni une réinvention radicale : c'est une relecture assumée par des musiciens qui connaissent le matériau de l'intérieur et qui s'autorisent à le muscler pour la scène. En soi, le morceau vaut surtout comme carte de visite avant la tournée européenne de septembre 2026 (Italie, Allemagne, Pays-Bas, Royaume-Uni) — un signal envoyé aux fans de la période Stupid Dream/Lightbulb Sun qu'ils vont enfin réentendre ces titres jouués avec sérieux, et pas juste évoqués en hommage poli.

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Yamaha SEQTRAK : le studio de poche qui veut réconcilier groovebox et simplicité

Avec le SEQTRAK, Yamaha revient sur le terrain de la groovebox tout-en-un, un segment largement dominé ces dernières années par Teenage Engineering, Roland ou Korg. Séquenceur, boîte à rythmes, synthétiseur, sampler et interface audio logés dans un boîtier de la taille d'un clavier d'ordinateur portable : le pari est ambitieux. Voici un tour complet de la machine, de ses moteurs sonores à son prix, pour se faire une idée de ce futur compagnon ?!

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Jack Irons & Remco Hendriks – Iridescence

Il y a des rencontres qui ne devraient, sur le papier, jamais donner un disque entier. D'un côté, Jack Irons, batteur fondateur des Red Hot Chili Peppers, membre historique des débuts de Pearl Jam, homme de l'ombre qui n'a jamais eu besoin d'en faire trop pour marquer une chanson. De l'autre, Remco Hendriks, bassiste néerlandais connu de toute une communauté de bassistes pour sa chaîne Remco's Groove Lab, où il enchaîne depuis des années des sessions groove en une prise, basse fretless en tête, harmoniques et double-stops à l'appui. Deux univers, deux générations de réseaux (le rock FM des nineties d'un côté, YouTube et Instagram de l'autre) qui se retrouvent sur Iridescence, dix titres enregistrés entièrement en temps réel, sans MIDI ni retouche numérique. C'est justement cette contrainte qui donne au disque sa couleur. Batterie, basses, synthés, pédales, percussions : tout a été capté dans le feu de l'instant, à l'ancienne, façon prise de son analogique. Le résultat n'a rien d'un exercice de studio léché — on entend le grain, les respirations, les décisions prises à la volée. Et c'est bien la basse de Hendriks qui porte l'essentiel du poids harmonique de l'ensemble : sur un disque sans guitare ni clavier mélodique fixe, c'est elle qui trace les lignes, pose les couleurs, remplit l'espace que la batterie d'Irons — toujours retenue, toujours au service du morceau — laisse volontairement vacant. Hendriks joue ici essentiellement en fretless, avec cette manière très reconnaissable de faire chanter la corde plutôt que de la marteler : glissés, harmoniques, doubles cordes, un vibrato large qui rappelle par moments Pino Palladino période solo, par d'autres le geste plus rustique et vocal d'un Jaco période Weather Report. Sur des morceaux comme Creatures of the Deep ou Floating in Space, la basse n'accompagne pas, elle raconte : c'est elle qui installe le climat, avant que la batterie ne vienne, patiente, structurer le récit. Ailleurs — The Dog Dance, Something Must Work — le duo resserre le jeu et bascule vers un groove plus funk-rock, plus frontal, où l'on retrouve le sens du riff et du silence qui a toujours caractérisé le jeu d'Irons chez RHCP. L'ensemble se construit comme un voyage : le titre d'ouverture, Under Alien Water, plonge d'emblée dans une matière flottante, presque suspendue, avant que l'album ne circule entre plages aériennes et séquences plus tendues, pour se refermer sur Gravity, où Alain Johannes est venu prêter main forte au mixage batterie et synthés — un clin d'œil à la longue histoire commune des deux musiciens dans l'orbite Chili Peppers / Eleven. Le mixage général, réparti entre Jack Irons, son fils Zach Irons et Remco Hendriks selon les morceaux, garde partout cette cohérence de disque pensé comme un tout plutôt que comme une collection de titres. La peinture à l'huile de Joop Smits qui orne la pochette résume assez bien l'intention : quelque chose d'organique, de mouvant, qui change de couleur selon l'angle sous lequel on le regarde — l'iridescence, donc. Le disque fonctionne de la même façon : pas de tube évident, pas de moment calibré pour une playlist, mais une matière qui se révèle par couches successives à l'écoute, et qui demande un peu de patience pour livrer tout son groove.

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Remco Hendriks : portrait d'un bassiste hors norme

Il y a des bassistes qui font carrière dans des groupes, et il y a Remco Hendriks, qui a construit la sienne seul, une caméra posée devant lui, dans son studio d'Eindhoven, aux Pays-Bas. En quelques années, ce quadragénaire néerlandais aux dreadlocks blondes est devenu l'un des noms les plus reconnaissables de la basse électrique moderne, non pas grâce à un album qui aurait cartonné ou à une tournée avec une star, mais grâce à des vidéos captées en une seule prise, sans montage ni overdub, où il empile groove, harmoniques et doubles cordes fretless avec une aisance qui a longtemps fait douter les internautes de leur propre écran : « c'est forcément accéléré », lisait-on en commentaire... Ce n'était jamais le cas.

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Henry's dévoile ses premières JB : la série Lizard Dragon

Henry's Music, la marque tchèque de Praha Music Center, sort ses premières basses au gabarit JB (Jazz Bass). Baptisée Lizard, la série s'ouvre avec les Dragon, déclinées en 4 et 5 cordes, et débarque chez une poignée de revendeurs européens depuis le 13 juillet, avant un déploiement en ligne à l'échelle du continent annoncé pour septembre.

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Né(e)s un 14 juillet ! Bon anniversaire à...

Serge Koussevitzky est une figure monumentale de la musique classique, ayant mené une double carrière de virtuose de la contrebasse et de chef d'orchestre de renommée mondiale. Né en Russie à Vyshny Volochyok, il commence son apprentissage musical à l'Institut philharmonique de Moscou à l'âge de 14 ans, où la contrebasse devient rapidement son instrument de prédilection. Son talent exceptionnel lui permet d'intégrer l'orchestre du Théâtre Bolchoï à seulement 20 ans, avant d'en devenir le contrebassiste principal en 1901. Il se distingue non seulement comme interprète, mais aussi comme compositeur ; son Concerto pour contrebasse (1905) reste une pièce maîtresse et redoutable du répertoire classique de l'instrument.

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Né(e)s un 13 juillet ! Bon anniversaire à...

Albert Floyd Piccirilli, plus connu sous son nom de scène Al Rex, fut l'un des pionniers de la contrebasse dans l'histoire du rock 'n' roll. Il a commencé à jouer avec Bill Haley dès 1949 au sein du groupe The Saddlemen, l'ancêtre des Comets. Réputé pour son jeu énergique et ses pitreries sur scène (il était connu pour faire tournoyer sa contrebasse et monter dessus pendant les concerts), il a officiellement remplacé Al Pompilli en 1955 au sein de Bill Haley & His Comets. Il a ainsi participé à la majorité des enregistrements mythiques du groupe chez Decca et est apparu dans les films Rock Around the Clock (1956) et Don't Knock the Rock (1957). Il a quitté la formation en 1958 pour fonder son propre groupe, Al Rex and the Regaleers, avant de se retirer progressivement de l'industrie musicale en 1960 pour se consacrer à sa famille de huit enfants.

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Né(e)s un 12 juillet ! Bon anniversaire à...

Philip Taylor Kramer est un bassiste américain qui a insufflé une nouvelle dynamique rythmique au groupe de rock psychédélique Iron Butterfly dans les années 1970. Originaire de l'Ohio, il intègre la formation en 1974 et marque de son empreinte les albums Scorching Beauty et Sun and Steel, tous deux sortis en 1975. Son jeu de basse, à la fois solide et mélodique, a permis de structurer les improvisations du groupe lors de cette période charnière. En dehors de la scène musicale, son parcours est particulièrement atypique : après avoir quitté le milieu du rock, il s'est reconverti avec brio dans l'ingénierie aérospatiale et les mathématiques appliquées. En tant que scientifique, il a travaillé sur des technologies de pointe, notamment la reconnaissance faciale informatique. Sa disparition inexpliquée en 1995 a brutalement mis fin à une trajectoire fascinante et hors norme, mêlant la vie d'artiste aux exigences de la science de haut niveau.

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Né(e)s un 11 juillet ! Bon anniversaire à...

Scott Gardner Shriner est un bassiste américain, né le 11 juillet 1965 à Toledo, dans l'Ohio. Il est principalement reconnu pour être le bassiste à la longévité la plus importante au sein du groupe de rock alternatif Weezer. Après avoir grandi dans un environnement ouvrier et s'être engagé dans le corps des Marines des États-Unis de 1984 à 1986 pour trouver une direction à sa vie, Shriner retourne à la vie civile et décide de se consacrer sérieusement à la musique. Profondément influencé par les légendes de la Motown et du jazz telles que James Jamerson, Duck Dunn et Carol Kaye, il développe un jeu aux doigts solide, rythmique et mélodique. À l'âge de 25 ans, il s'installe à Los Angeles pour étudier au Musicians Institute. Il multiplie les expériences professionnelles, s'illustrant notamment comme bassiste de tournée pour le groupe de Vanilla Ice lors de sa période nu-metal à la fin des années 1990.

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Weedian, The Best Releases of June 2026

Le stoner et le doom, c'est d'abord une histoire de basse : accordages descendus, fuzz saturé jusqu'à la distorsion, groove qui porte tout le poids du riff pendant que la guitare joue à faire pareil. C'est ce terrain-là que défriche WEEDIAN depuis des années, un label-collectif né d'une passion pour la scène underground et devenu une véritable institution du genre — plusieurs dizaines de compilations à prix libre, une réputation de dénicheur de groupes qui dépasse largement le cercle des initiés, et un système bien rodé : chaque mois, une sélection resserrée de ce qui bouge sous le radar. The Best Releases of June 2026 est le sixième chapitre de cette nouvelle série mensuelle. Vingt-six groupes, vingt-six titres, aucune thématique imposée sinon la qualité — stoner, doom, sludge, psych lourd, avec toutes les nuances de boue sonore que ça implique. La sélection du mois : Loathing Hollow – Bog Water BLACK GLOW – W. M. M. W. Gout – poppers BONG WIZARD – Transylvanian Munchies Mollusk – Azathoth Black Tusk – Crushed by the Weight — les vétérans sludge de Savannah, toujours fidèles à leur violence organique Plaindrifter – In Anima The Heavy Eyes – Concrete Halloween Soft Curse – In the Night Grivo – Sunset Receipt Redwood – Future Shipyard – Dry Dock Ambarvalium – Centerfold Smoke Witch – My Acid Queen Goat Farm – Stolen Land Druidess – The Hermit Of Druid's Temple Asatta – Oxygen Destroyer Natskygge – Dry Light Gutward – What's with the Rush Mandy Manala – Something Wicked Witchspire – Hick Next Door Moth Doughter – Plainswalker Hydracat – Space Jesus Quinn's Lizard – The Mountain of a Thousand Battles Geohominid – Chupacabra Peregrin – Arestes

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Né(e)s un 10 juillet ! Bon anniversaire à...

Major Quincy Holley Jr., parfois surnommé « Mule », est un contrebassiste de jazz américain né à Détroit dans le Michigan. Élevé dans un environnement familial imprégné de musique, il débute son apprentissage par le violon à l'âge de sept ans, avant d'explorer le piano puis le tuba. Ce n'est qu'au cours de la Seconde Guerre mondiale, lors de son service militaire au sein de la marine américaine, qu'il commence à pratiquer sérieusement la contrebasse. Une fois la guerre terminée, il plonge dans l'effervescence de la scène jazz et entame sa carrière professionnelle en 1946 en Californie, aux côtés des saxophonistes Wardell Gray et Dexter Gordon. Plus tard installé à New York, il s'impose dans l'univers du bebop et du swing. Dans les années 1950, il s'expatrie temporairement à Londres pour travailler comme musicien de studio pour la BBC, avant de multiplier les tournées internationales avec l'orchestre de Woody Herman ou le quintet d'Al Cohn et Zoot Sims. Il rejoint la formation légendaire de Duke Ellington lors d'une tournée en 1964, affirmant son statut de rythmicien incontournable. De 1967 à 1970, il transmet son savoir en enseignant la contrebasse au sein du Berklee College of Music à Boston. L'empreinte de Major Holley dans l'histoire du jazz repose sur une technique très spécifique : il avait pour habitude de chanter en scat ou de fredonner à l'unisson exact de ses solos joués à l'archet. Contrairement à son ami et influence Slam Stewart qui fredonnait à l'octave supérieure, Holley utilisait son timbre de voix naturellement rocailleux pour doubler la ligne de contrebasse dans le même registre, générant un effet de superposition rugueux, profond et immédiatement reconnaissable.

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Né(e)s un 9 juillet ! Bon anniversaire à...

Avant de devenir l'un des producteurs les plus influents de l'histoire du jazz contemporain en fondant le légendaire label ECM Records, Manfred Eicher s'est illustré en tant que contrebassiste accompli. Né à Lindau en Allemagne, il étudie d'abord la contrebasse classique et la composition à l'Académie de musique de Berlin. Dans les années 1960, il s'immerge dans la scène florissante du free jazz européen, délaissant temporairement les orchestres classiques pour accompagner des figures avant-gardistes de passage, telles que le saxophoniste Marion Brown, le trompettiste Wadada Leo Smith ou le pianiste Bob Degen. Son jeu de contrebasse, profondément ancré dans sa formation académique, se distinguait par une justesse absolue, une pureté texturale et une immense maîtrise du silence et de l'espace acoustique. C'est d'ailleurs cette écoute si particulière, propre aux contrebassistes habitués à asseoir l'harmonie globale et à gérer les dynamiques d'un groupe, qui façonnera plus tard le célèbre « son ECM », mondialement reconnu pour sa clarté, sa réverbération naturelle et son respect minutieux de l'instrumentation acoustique.

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Né(e)s un 8 juillet ! Bon anniversaire à...

Joseph Benson Mauldin Jr., affectueusement appelé Joe B., s'est imposé comme l'un des véritables pionniers de la contrebasse et de la basse dans l'univers naissant du rock 'n' roll. Évoluant au sein des légendaires Crickets aux côtés de Buddy Holly, il a contribué à façonner le son d'une époque charnière, instaurant le format canonique du groupe de rock (deux guitares, une basse, une batterie). Mauldin commence la musique très jeune dans sa ville natale de Lubbock, au Texas. Après s'être essayé au piano et à la trompette, il jette son dévolu sur une contrebasse empruntée à son collège à l'âge de 14 ans. En 1957, il intègre officiellement les Crickets en remplacement de Larry Welborn. Son jeu percussif à la contrebasse — et plus tard à la Fender Precision Bass — propulse des hymnes intemporels comme That'll Be the Day, Oh, Boy! ou encore Not Fade Away. En studio, il participe activement au processus créatif, allant jusqu'à co-écrire des morceaux emblématiques comme Well... All Right. Après la mort tragique de Buddy Holly en 1959, Mauldin continue de faire vibrer les lignes de basse des Crickets pour accompagner notamment les Everly Brothers en tournée internationale. Installé par la suite à Los Angeles, il devient un ingénieur du son prisé aux mythiques Gold Star Studios (le laboratoire du fameux "Wall of Sound" de Phil Spector), tout en ne lâchant jamais son instrument. Il a logiquement été intronisé au Rock and Roll Hall of Fame en 2012, reconnaissance d'une empreinte indélébile sur le rôle du bassiste moderne.

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Né(e)s un 7 juillet ! Bon anniversaire à...

Figure tutélaire de la contrebasse classique en France, Jean-Marc Rollez commence son apprentissage musical par le piano avant de se tourner vers la contrebasse à l'âge de 14 ans. Après avoir obtenu un Premier Prix au Conservatoire de Roubaix, il intègre le Conservatoire National Supérieur de Musique (CNSM) de Paris où il décroche un Premier Prix en seulement deux ans. Sa carrière de musicien d'orchestre le mène successivement à l'Orchestre de Monte-Carlo, à l'Orchestre de Radio-France, puis au poste très convoité de contrebasse solo au Théâtre National de l'Opéra-Comique et à l'Orchestre de l'Opéra de Paris. Outre ses talents d'interprète, Jean-Marc Rollez a profondément marqué l'histoire de l'instrument par ses recherches sur la technique de l'archet. Il a étudié la tenue allemande pour en faire une synthèse avec la tenue française, modifiant cette dernière afin d'utiliser au mieux le poids naturel du bras et de l'épaule. Cette évolution a permis d'accroître la puissance sonore de la contrebasse tout en conservant la souplesse inhérente à la prise française. En 1978, il est nommé professeur au CNSM de Paris, où il forme jusqu'en 1996 toute une génération de contrebassistes d'excellence.

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Né(e)s un 6 juillet ! Bon anniversaire à...

Figure incontournable du jazz français, Louis Vola a marqué l'histoire de la musique en tant que contrebassiste fondateur du légendaire Quintette du Hot Club de France. Issu d'une famille d'origine italienne installée dans le Var, il a commencé par étudier le violon et la percussion avant de se tourner vers la contrebasse, instrument qui deviendra son compagnon de route privilégié. Après avoir fait ses armes dans les bals-musettes parisiens et dirigé des orchestres de tango, sa rencontre avec Django Reinhardt et Stéphane Grappelli a radicalement transformé sa carrière. Au sein du quintette, il apportait une assise rythmique indéfectible, essentielle à la réussite de cette formation sans batterie, soutenant les improvisations virtuoses de ses partenaires avec une précision et un sens du swing rares. Son influence dépasse largement le cercle des amateurs de jazz, car il a contribué à définir les fondations du jazz manouche, un genre aujourd'hui reconnu et pratiqué à travers le monde.

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