Les dernières actus

Octobre 2026

George Murray au Cœur des Années Bowie

L'histoire du rock est pavée de héros discrets, de figures de l'ombre dont les noms échappent parfois aux encyclopédies, mais dont l'empreinte sonore définit des décennies entières de musique. La fin des années 1970 est indissociable d'une révolution silencieuse orchestrée au cœur de la tempête créative de David Bowie. Entre 1976 et 1980, le caméléon britannique a traversé sa période la plus vertigineuse, de l'odyssée funk glaciale de Station to Station jusqu'à l'avant-garde de la « Trilogie Berlinoise » et l'apogée new wave de Scary Monsters (And Super Creeps). Le socle inébranlable de ce monument musical portait un nom : George Murray.

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Eleven76 — A Day Of Unrest

Il y a une vieille tradition, chez les crate diggers comme chez les bassistes, qui consiste à aimer des films pour leur musique plus que pour leur intrigue. Combien de séries policières américaines oubliées, combien de gialli à la lumière douteuse ne survivent plus aujourd’hui que par un générique, une ligne de basse sèche, un riff de clavinet tendu comme un fil de détente ? Eleven76 a poussé ce raisonnement jusqu’au bout : à quoi bon le film, puisque la musique suffit ? Depuis Space Voyage (2018), conçu pour le catalogue de library music de Warner Chappell, le projet compose des bandes originales pour des œuvres imaginaires. Occhio Occhio (2022) lorgnait du côté des villes européennes ensoleillées de la fin des sixties ; Synchronization (2023, chez Mocambo) basculait vers une dystopie plus sombre, pétrie de synthés analogiques arpégés, de breaks de batterie bien gras et de guitares fuzz — un disque que ses éditeurs présentaient comme de la « kraut synth funk ». Le quatrième épisode change à nouveau de genre cinématographique : A Day Of Unrest marie le cop show américain des années 70 et le giallo italien. Premier changement notable pour qui suit le groupe : l’effectif. À l’époque de Synchronization, Eleven76 fonctionnait en trio, avec Paul Elliott et Anthony Donje aux synthés et Timmy Rickard en pilier de la section rythmique. A Day Of Unrest est désormais crédité au seul tandem Paul Elliott – Dan Smith, deux multi-instrumentistes qui travaillent ensemble depuis près de vingt ans pour la télévision, le cinéma et la publicité. Les CV parlent d’eux-mêmes. Elliott, DJ depuis l’adolescence, a croisé la route d’Asha Puthli, du Bacao Rhythm & Steel Band et de Shawn Lee — autrement dit, tout un pan de la scène funk et soul « digger » européenne. Smith, lui, a connu le haut des charts britanniques avec les Noisettes, passé sept ans au sein des Heliocentrics, et tourne aujourd’hui avec The Crazy World of Arthur Brown. Le grand écart entre pop calibrée, jazz-funk cosmique et psychédélisme théâtral résume assez bien l’ADN du projet.

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Les bassistes du 15 octobre

Reid Anderson est un bassiste et compositeur américain reconnu, principalement célèbre pour être l'un des membres fondateurs du trio de jazz avant-gardiste The Bad Plus. Originaire du Minnesota, il a d'abord exploré divers univers musicaux allant du rock classique aux scènes de garage, avant de se consacrer plus intensément au jazz et à la musique classique. Sa formation académique l'a conduit à fréquenter l'Université du Wisconsin à Eau Claire, puis le prestigieux Curtis Institute of Music, où il a perfectionné sa maîtrise de la contrebasse et de la composition. Le style d'Anderson est profondément ancré dans une approche moderne et décloisonnée du jazz, intégrant des influences pop et rock à travers des reprises audacieuses et des compositions originales complexes. En s'associant au batteur Dave King et au pianiste Ethan Iverson au tout début des années 2000, il a contribué à redéfinir le format traditionnel du trio de jazz, apportant une énergie viscérale et une structure presque punk à leurs improvisations. En plus de son rôle incontournable au sein de The Bad Plus, avec qui il a enregistré de nombreux albums salués par la critique, Reid Anderson s'illustre par son écriture musicale soignée, dotant son instrument d'une voix mélodique profonde, chaleureuse et particulièrement expressive qui s'affranchit du rôle de simple accompagnement rythmique.

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Figures de la Basse : Portraits du 14 Octobre

Colin Hodgkinson est né le 14 octobre 1945 à Peterborough, dans le Cambridgeshire en Angleterre. Il est l'un des bassistes britanniques les plus prolifiques et singuliers de sa génération. Reconnu pour son approche novatrice de la basse électrique, il a développé un jeu en accords très distinctif qui lui permet de s'affranchir du rôle strictement rythmique de l'instrument. Ce style unique a pris toute son ampleur dès le début de sa carrière, notamment au sein du trio jazz-rock Back Door, qu'il a cofondé dans les années 1970. Dans cette formation atypique, la basse jouait souvent le rôle d'instrument soliste, soutenu par le saxophone et la batterie, ce qui a permis à Hodgkinson d'exprimer toute sa créativité et sa maîtrise technique. Le groupe a d'ailleurs attiré l'attention de musiciens prestigieux et a été produit par Carl Palmer.

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Ohana Custom Electric Bass, quand on vient du ukulélé

Connue pour ses ukulélés, la marque californienne Ohana signe sa première basse électrique solid body. Un instrument fabriqué à la main dans son atelier de Long Beach, avec un diapason de 28 pouces qui la place entre la basse ukulélé et la short scale classique. Décryptage.

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Bien démarrer le Walking Bass avec talkingbass.net

Le walking bass fait partie de ces choses qui paraissent incroyablement compliquées lorsqu'on les entend jouées par un grand musicien : cette ligne fluide et continue qui ne semble jamais s'essouffler. Et la plupart des bassistes partent du principe qu'il faut des années de théorie, une connaissance encyclopédique des gammes et des arpèges, et un diplôme de jazz avant même de pouvoir s'y essayer.

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Bassistes et contrebassistes nés un 13 octobre

Ray Brown est sans aucun doute l'un des contrebassistes de jazz les plus influents et prolifiques de l'histoire de la musique. Né à Pittsburgh en Pennsylvanie, il se passionne d'abord pour le piano avant de se tourner vers la contrebasse. Dès son arrivée à New York dans les années 1940, il s'impose sur la scène bebop, travaillant rapidement avec des figures emblématiques telles que Dizzy Gillespie et Charlie Parker. Son jeu puissant, caractérisé par un sens du tempo inébranlable et un son rond et profond, a posé les bases de la contrebasse moderne. Il devient l'un des membres fondateurs du Modern Jazz Quartet avant de rejoindre le légendaire trio du pianiste Oscar Peterson, avec lequel il enregistrera plus de deux cents albums au fil des décennies. Son mariage avec la célèbre chanteuse Ella Fitzgerald a également marqué cette période foisonnante de sa carrière, période durant laquelle il en assurera d'ailleurs la direction musicale. En véritable pilier du jazz, il s'est également illustré en tant que leader de sa propre formation, le Ray Brown Trio, accompagnant de nombreux autres solistes talentueux et contribuant au développement de la technique de l'instrument. Son héritage se perpétue à travers d'innombrables enregistrements et une influence indéniable sur des générations entières de musiciens.

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Remco Hendriks, Jack Irons - Cymatics

Le bassiste néerlandais de la « pince de homard » s’associe une fois de plus à l’ancien batteur des Red Hot Chili Peppers et de Pearl Jam pour un nouveau single. Paru le 9 octobre sur Bandcamp, « Cymatics » y est conjointement signé. Le titre renvoie à la cymatique, l’étude des motifs que les vibrations sonores dessinent dans la matière. Un nom bien choisi pour un bassiste dont le jeu repose justement sur la façon de faire vibrer ses cordes. Installé à Eindhoven, Hendriks s’est fait connaître par ses vidéos de compositions solo, et sa technique dite « Lobster Claw » est saluée un peu partout comme une manière nouvelle d’aborder la basse électrique. Il avait annoncé qu’il enregistrait désormais des versions studio de ses morceaux avec un groupe complet : la venue d’Irons marque une étape de ce virage et on a hâte de découvrir son prochain album.

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Blasius, l'âme dans le bois

Derrière ce nom latin Blasius se cache un homme, Mihályi Balázs — Balázs Mihályi dans l'ordre occidental —, bassiste avant d'être luthier, fils de menuisier, et artisan d'une conviction simple : une basse électrique doit d'abord fonctionner comme un instrument acoustique. Les micros et le préampli viennent après. Le bois, lui, ne ment pas.

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Les bassistes nés un 12 octobre

James Dewar, né à Glasgow en Écosse, reste dans les mémoires non seulement comme un bassiste au groove imparable, mais également comme l'une des voix les plus poignantes et soul du rock britannique. Sa carrière débute dans les années 1960 avec le groupe The Luvvers, avant de co-fonder Stone the Crows, formation influente de la scène blues-rock écossaise où il officie à la basse et au chant. Cependant, c'est véritablement sa collaboration avec l'ancien guitariste de Procol Harum, Robin Trower, qui va le propulser au rang de légende. Au sein du Robin Trower Band, Dewar assure un rôle crucial : ses lignes de basse chaleureuses et mélodiques soutiennent à la perfection les envolées guitaristiques hendrixiennes de Trower, tandis que son timbre vocal "blue-eyed soul", profond et rocailleux, donne toute sa dimension émotionnelle à des albums majeurs comme "Bridge of Sighs" sorti en 1974. Bien qu'il ait toujours été un bassiste exceptionnellement solide et inventif, sachant rester au service de la chanson et du trio, c'est souvent sa voix qui a accaparé l'attention du public. Tragiquement, sa carrière a été écourtée par la maladie. Il a souffert pendant de nombreuses années de CADASIL, une maladie génétique rare entraînant de multiples accidents vasculaires cérébraux, qui l'a finalement emporté en mai 2002. Son héritage perdure à travers les classiques du rock auxquels il a apporté son assise rythmique et son âme.

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Karate Boogaloo, Access All Areas

Le quartet de Melbourne signe un troisième album d'originaux taillé pour être fredonné par n'importe qui. Pour la première fois, il a confié la prise de son à quelqu'un d'autre — mais c'est toujours son bassiste qui tient le mixage. Une leçon d'économie, et une affaire de basse. Access All Areas, Karate Boogaloo s'est fixé une seule consigne : l'accessibilité. Le principe, raconté par le groupe lui-même dans les notes de pochette, est d'une brutalité réjouissante : dès qu'un morceau devenait alambiqué, il était écarté. Seuls ont survécu ceux qu'on peut chantonner sans avoir fait le conservatoire. Arrangements resserrés, formes étanches, fioritures réduites au strict minimum. Le quartet résume lui-même la différence avec son disque précédent par une image : si Hold Your Horses (2024) était une épopée, celui-ci se veut un haïku. Onze titres, là où le précédent en alignait douze, et surtout une ambition inverse — non plus dérouler un récit cinématographique, mais livrer des thèmes qui restent en tête après la première écoute.

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Ghost notes à la basse : l’art de jouer ce qu’on n’entend presque pas

Elles n’ont pas de hauteur, à peine un volume, et pourtant ce sont elles qui font danser une ligne. Les ghost notes, ces notes fantômes étouffées qui remplissent les interstices du temps, séparent souvent une ligne correcte d’un groove qui respire. Définition, mécanique des deux mains, notation, onze exercices progressifs en tablature et une routine de travail : voici tout ce qu’il faut pour les apprivoiser.

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Les bassistes et contrebassistes nés le 11 octobre

Dominic Aitchison est un bassiste et auteur-compositeur écossais, principalement connu pour être l'un des membres fondateurs du groupe de post-rock emblématique Mogwai. Ayant étudié le design graphique au Glasgow College of Building and Printing, il a formé la formation originale de Mogwai aux côtés du guitariste Stuart Braithwaite et du batteur Martin Bulloch. Musicien polyvalent, Dominic Aitchison utilise fréquemment le médiator pour mieux s'intégrer aux riches textures sonores et aux crescendos caractéristiques de son groupe, tout en maîtrisant parfaitement la technique du jeu aux doigts. En dehors de son engagement principal avec Mogwai, il a également apporté son talent de bassiste à d'autres projets musicaux, notamment les groupes Crippled Black Phoenix et Stage Blood. De confession catholique, il a su imposer au fil des décennies un style de basse profond et mélodique qui constitue la fondation rythmique et harmonique d'une grande partie du répertoire post-rock moderne.

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M-VAVE FM-1 : un DX7 dans la poche ?

Commençons par dissiper une confusion. Sur les forums, dans les vidéos YouTube et jusque dans certains titres de presse, on croise indifféremment « M-Wave », « M-Vave » et « Cuvave ». Le nom exact de la marque est M-VAVE, et Cuvave est la raison sociale historique sous laquelle elle a d'abord vendu ses pédales. C'est d'ailleurs sous l'adresse cuvave.com que le constructeur héberge encore la page officielle du produit, ses mises à jour et son logiciel d'import.

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Bassistes né(e)s un 10 octobre, Bon anniversaire à...

William Howard "Monk" Montgomery est une figure absolument fondatrice et souvent sous-estimée dans l'histoire de la basse électrique. Issu d'une illustre fratrie de musiciens de jazz originaires d'Indianapolis (qui comprend notamment le légendaire guitariste Wes Montgomery et le vibraphoniste Buddy Montgomery), Monk s'est d'abord illustré à la contrebasse avant de marquer l'histoire. En effet, il est largement reconnu comme le tout premier bassiste à avoir enregistré en jouant de la guitare basse électrique (une Fender Precision Bass) dans un contexte jazz. Cet événement historique a eu lieu en 1953 lors d'une session avec le Art Farmer Septet. Dans une époque où la contrebasse était reine et où la basse électrique était vue comme une simple curiosité pour guitaristes en manque de travail, Monk Montgomery a su imposer cet instrument nouveau grâce à un jeu d'une fluidité et d'une assise rythmique exceptionnelles. Il a par la suite cofondé The Mastersounds avec son frère Buddy, obtenant un succès critique et commercial, puis a enregistré abondamment sous le nom de The Montgomery Brothers. Plus tard dans sa carrière, Monk a exploré le jazz-funk et le jazz fusion, sortant des albums solo très remarqués comme "Reality" en 1974, qui mettaient en avant la palette sonore étendue de la basse électrique. Grand défenseur de l'instrument, il a même publié une méthode d'apprentissage dédiée et fondé la Las Vegas Jazz Society, contribuant à la reconnaissance mondiale du jazz dans le Nevada jusqu'à la fin de sa vie.

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Spector se met au rose pour octobre

Pour Octobre rose, le Custom Shop Spector a construit une basse à exemplaire unique, finition Rose Sparkle. Elle sera mise aux enchères du 13 au 20 octobre, et la totalité de l'offre gagnante ira à la Breast Cancer Research Foundation.

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Et si vous nous parliez de vous ?!

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