NOUVELLE INTERVIEW !!!!

Il y a des bassistes qui choisissent la fretless. Et puis il y a ceux pour qui la fretless devient vite une évidence, un langage, presque une philosophie. Laëtitia Bertrand fait clairement partie de la deuxième catégorie. En véritable autodidacte partie de zéro, elle jongle aujourd'hui entre trois groupes aux univers bien distincts — du metal symphonique au prog instrumental en passant par un concept-album sur l'Égypte ancienne — avec pour fil conducteur une basse au son chaud qu'on reconnaîtrait entre mille. Entre ses BirdBasses, sa Wal MK2 de 1989 et sa Bongo 6 cordes, elle nous parle de Colin Edwin (son grand héros méconnu), de la scène metal prog en France, et de ce moment où une ligne de basse du Roi Lion s'est retrouvée dans un album de power metal. On vous avait dit que c'était fun:-)

Les dernières actus

Mai 2026

Trevor Weekz, le Jam Bassiste de Goose

Dans le paysage actuel du jam band américain, peu de bassistes incarnent aussi bien que Trevor Weekz l'idée d'une basse qui ne s'écoute pas seulement mais qui se ressent. Membre fondateur de Goose, quatuor du Connecticut devenu en quelques années l'un des phares de la scène improvisée nord-américaine, Weekz est ce que ses pairs appellent volontiers « le silencieux du groupe ». Une discrétion de façade, derrière laquelle se cache un musicien d'une exigence rare, élevé au croisement du metal, de la trance, du jazz, de la Motown et de la culture jam — un parcours qui éclaire la singularité de son jeu.

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Goose – Electric Brixton, London, UK

Trois jours seulement après le concert, Goose dépose sur sa page Bandcamp l'enregistrement soundboard de la première de ses deux soirées londoniennes à l'Electric Brixton — coup d'envoi d'une tournée européenne en neuf dates, seconde incursion outre-Atlantique du quatuor du Connecticut depuis 2023. Pour les amateurs de jam contemporaine et, surtout, pour ceux qui guettent Trevor Weekz, c'est une captation de premier ordre. Dès Animal, le bassiste pose ce qui fait sa signature : un placement souple, légèrement en arrière du temps, et une rondeur de son qui laisse respirer le double front guitare-claviers de Rick Mitarotonda et Peter Anspach. The Whales étire la trame, Your Direction tend la corde, et la reprise de Mas Que Nada (Sergio Mendes) bascule la fin de premier set dans une bossa élargie où Weekz module entre walking discret et appuis funk — ce mélange « boogie tranquille » que Bass Magazine lui prête à raison. Dustin Hoffman et Turned Clouds referment la première partie en mode pocket profond. Le deuxième set est la pièce maîtresse du disque. So Ready relance la machine, puis Big Modern! — semée de teases de Duel of the Fates (le thème de John Williams) glissés par Anspach et Mitarotonda — enchaîne en segue sur un Creatures > How It Ends > Turn On Your Love Light (Bobby « Blue » Bland, popularisé chez les jambands par le Grateful Dead). Sur cette dernière, inachevée, Peter Anspach lâche un tease de Rhapsody In Blue qui en dit long sur l'humeur du moment. Weekz y tient le gouvernail avec cette autorité tranquille qui caractérise son rôle dans le groupe : peu de notes superflues, beaucoup de groove utile.

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Né(e)s un 25 mai ! Bon anniversaire à...

L'étude de la carrière d'Albert Robert Müller, né le 25 mai 1849 à Naumburg (Saale) et décédé le 24 février 1909, nécessite de se plonger dans la réalité économique et institutionnelle des orchestres allemands du dix-neuvième siècle. Durant cette période, la figure du musicien ultra-spécialisé, cantonné à un seul instrument, était un luxe que peu d'ensembles régionaux pouvaient se permettre. Müller incarne cette polyvalence exigée par le système musical germanique de l'époque. Son éducation musicale initiale s'est faite par l'apprentissage du violon, instrument qui lui a inculqué la rigueur de l'intonation non tempérée et la maîtrise de l'archet. Cependant, dès l'âge de douze ans, son développement physique et son affinité acoustique l'ont orienté vers le trombone, un instrument exigeant une gestion complexe de la colonne d'air.

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L'actu du 18 au 24 mai 2026 chez nos confrères

C'est nouveau chez gravebasse.com. Ne ratez plus une seule info ! Chaque semaine, embarquez avec nous pour un tour du monde des meilleurs sites dédiés à la basse. On épluche, on sélectionne, on vous résume l’essentiel : actus matos, artistes, tendances et pépites à ne pas manquer. Moins de scroll, plus de groove ! Voici le résumé de cette semaine 21 du 18 au 24 mai 2026.

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Né(e)s un 24 mai ! Bon anniversaire à...

Originaire d'une famille de musiciens extrêmement respectée à Minneapolis, Billy Peterson s'est imposé comme l'un des bassistes les plus polyvalents de sa génération, capable de passer avec une aisance déconcertante de la contrebasse jazz à la basse électrique rock. Sa carrière prend un tournant décisif lorsqu'il collabore avec Bob Dylan sur l'album légendaire Blood on the Tracks, apportant une profondeur acoustique et une sensibilité mélodique qui ont marqué l'histoire du folk-rock. Peu après, il rejoint le Steve Miller Band, une association qui durera plus de deux décennies et durant laquelle il deviendra le socle rythmique incontournable du groupe sur les scènes du monde entier. Au-delà de ses succès dans le rock, Peterson est un pilier de la scène jazz, ayant dirigé ses propres ensembles et collaboré avec des virtuoses comme le guitariste Leo Kottke ou le batteur Bill Bruford. Son style se caractérise par une précision technique rigoureuse alliée à un sens inné du "groove" organique, faisant de lui un musicien de studio très recherché pour sa capacité à servir la chanson tout en y injectant une texture sonore riche.

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Laëtitia Bertrand, la fretless comme fil conducteur

Il y a des bassistes qui choisissent la fretless. Et puis il y a ceux pour qui la fretless devient vite une évidence, un langage, presque une philosophie. Laëtitia Bertrand fait clairement partie de la deuxième catégorie. En véritable autodidacte partie de zéro, elle jongle aujourd'hui entre trois groupes aux univers bien distincts — du metal symphonique au prog instrumental en passant par un concept-album sur l'Égypte ancienne — avec pour fil conducteur une basse au son chaud qu'on reconnaîtrait entre mille. Entre ses BirdBasses, sa Wal MK2 de 1989 et sa Bongo 6 cordes, elle nous parle de Colin Edwin (son grand héros méconnu), de la scène metal prog en France, et de ce moment où une ligne de basse du Roi Lion s'est retrouvée dans un album de power metal. On vous avait dit que c'était fun:-)

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Né(e)s un 23 mai ! Bon anniversaire à...

Né à New York, Julian Euell est une figure fascinante de l'histoire du jazz moderne, ayant mené de front une carrière musicale exigeante et un parcours académique brillant en sociologie. Il commence l'étude de la contrebasse en 1944 et s'immerge rapidement dans la vibrante scène jazz new-yorkaise d'après-guerre, accompagnant des légendes telles que le saxophoniste Sonny Rollins et Jackie McLean. Après s'être éloigné des scènes quelques années pour travailler aux postes, sa passion le rattrape et il décide de se perfectionner auprès du légendaire contrebassiste Charles Mingus, avant d'étudier à la prestigieuse Juilliard School. À la fin des années 1950, son talent s'épanouit pleinement aux côtés des pianistes Mal Waldron et Randy Weston, avec qui il enregistre des albums qui marqueront l'ère du hard bop. Malgré cette reconnaissance artistique, Euell choisit d'embrasser une double vie en obtenant un doctorat en sociologie à l'Université George Washington dans les années 1970. Cette seconde vocation l'amène à occuper des postes institutionnels d'envergure, notamment comme secrétaire adjoint pour le service public à la Smithsonian Institution, où il contribue grandement à la valorisation et à l'archivage de l'histoire du jazz, ainsi que comme directeur de la Louis Armstrong House. Son parcours incarne une dualité intellectuelle et artistique exceptionnelle dans le paysage musical américain.

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Sam Quintana : le contrebassiste qui fait rugir la scène jazz britannique

Il y a des musiciens qui choisissent de se fondre dans le décor, et d'autres qui redéfinissent les contours du paysage. Sam Quintana appartient résolument à la seconde catégorie. Contrebassiste, compositeur, enseignant et leader de formation, ce Britannique établi à Leeds incarne avec une rare cohérence la figure du musicien complet — celui dont la basse n'est jamais un simple soutien harmonique, mais un véritable vecteur narratif.

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Malcolm Strachan – Look On The Bright Side (Haggis Records, 2026)

Troisième album solo du trompettiste écossais Malcolm Strachan, Look On The Bright Side sort le 22 mai 2026 sur Haggis Records et confirme la trajectoire d'un musicien décidément à l'aise dans les eaux chaudes du soul-jazz. Après About Time (2020), hommage à l'esprit Blue Note, et Point Of No Return (2023), tourné vers l'ère CTI, ce nouvel opus s'ouvre davantage : grooves latins, touches d'Afrobeat et cordes cinématiques cohabitent sans jamais perdre le fil d'une positivité revendiquée. Sept titres construits autour du feeling plus que de la structure, avec quelques sommets évidents : Quest For Love et sa couleur dancefloor assumée, portée par la voix de Tanja Daese (Lucinda Slim) ; The Eclipse, incursion plus aventureuse mêlant Afrobeat et soul des seventies ; ou encore Leave It All Behind, lumineux et libérateur. Du côté de la rythmique, c'est Sam Quintana à la contrebasse qui retient l'attention. Nouvelle recrue dans l'entourage de Strachan, il apporte une assise acoustique précieuse à l'ensemble, ancrant les arrangements dans un ancrage organique que l'album revendique pleinement. Sa contrebasse dialogue naturellement avec la section rythmique et donne aux tempos latins comme aux ballades un supplément de chaleur et de profondeur. Aux côtés du percussionniste de session Steve Forman — vétéran des studios de Lee Ritenour, Al Jarreau et George Duke — Quintana contribue à faire de cette rythmique l'un des atouts discrets mais essentiels du disque. Un album solaire, bien taillé, qui ravira les amateurs de Freddie Hubbard, Donald Byrd ou du Cannonball Adderley Quintet.

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David J, Tracks From the Attic Revisited

Co-fondateur de Bauhaus et Love and Rockets, David J avait surpris en 2024 avec Tracks From the Attic, un triple album de démos exhumées sur quatre décennies. Ce Revisited, sorti ce 22 mai 2026, en constitue la suite naturelle et la métamorphose : dix titres retravaillés en studio, avec ensemble, après que certaines de ces maquettes eurent insisté pour être réentendues. La démarche est celle d'un artiste qui s'observe à distance — abordant son propre matériau « comme s'il produisait un autre artiste ». Les arrangements ont parfois radicalement transformé les originaux ; les paroles ont été retouchées là où elles pouvaient résonner dans les années 2020. Le résultat oscille entre post-punk crépusculaire hérité de la new wave, country classique feutré et romantisme à la Nick Drake — un spectre stylistique qui a toujours caractérisé David J en solo, loin de l'ombre de Bauhaus. Là où le premier volume invitait à observer un jeune songwriter en construction, ce Revisited met en scène l'artiste accompli, maître de l'épure. Comme il le dit lui-même : les démos étaient des graines laissées en jachère. Elles ont finalement fleuri.

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Né(e)s un 22 mai ! Bon anniversaire à...

Jon Burr, né à Huntington dans l'État de New York, est un contrebassiste américain de premier plan dont la sonorité a profondément marqué la sphère du jazz et du swing contemporains. Initiant sa formation académique au prestigieux Berklee College of Music avant de parfaire sa technique à l'Université de l'Illinois, il a rapidement plongé dans le bouillonnement musical de la scène new-yorkaise au milieu des années soixante-dix. Au cours de cette période charnière, sa précision rythmique et son approche profondément mélodique de l'instrument lui ont valu de partager la scène avec des légendes telles que Buddy Rich, Chet Baker et Stan Getz. Sa réputation grandissante a attiré l'attention du célèbre crooner Tony Bennett, qu'il a accompagné fidèlement au début des années quatre-vingt, consolidant ainsi sa place de sideman de luxe. Toutefois, c'est sa collaboration au long cours avec le légendaire violoniste français Stéphane Grappelli, dont il fut le contrebassiste attitré pour les tournées américaines jusqu'à la fin de la vie de ce dernier, qui a ancré son héritage musical. Par la suite, sa créativité s'est exprimée dans la fondation du Mark O'Connor's Hot Swing Trio, un projet qui a réaffirmé son dévouement absolu au swing, tout en menant en parallèle une riche carrière de leader avec le Jon Burr Quintet et en s'investissant dans l'écriture d'ouvrages pédagogiques majeurs consacrés à l'art complexe de la basse harmonique et mélodique.

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Né(e)s un 21 mai ! Bon anniversaire à...

Thomas Bryant, plus connu sous le nom de Tommy Bryant, fut un contrebassiste de jazz américain incontournable dont la carrière s'est principalement épanouie durant l'âge d'or du genre. Né à Philadelphie dans une famille profondément musicale, il grandit en développant une synergie rythmique naturelle avec son frère, le célèbre pianiste Ray Bryant. Après avoir fait ses premières armes sur la scène locale florissante, il s'impose rapidement comme un accompagnateur de premier choix grâce à son jeu d'une grande clarté, ancré dans un swing inébranlable et un choix de notes toujours subtil. Il devient le pilier de la section rythmique du trio de son frère, mais son talent le mène également à enregistrer et tourner aux côtés de géants du jazz tels que Dizzy Gillespie, Jo Jones et Benny Golson. Tout au long des années cinquante et soixante, sa contribution discographique est prolifique, consolidant la fondation harmonique de dizaines d'albums historiques. Bien qu'il ait souvent évolué dans l'ombre des grands solistes qu'il accompagnait, la qualité de son assise rythmique et son dévouement absolu au groove ont fait de lui l'un des musiciens les plus respectés par ses pairs jusqu'à sa disparition prématurée au début des années quatre-vingt.

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Né(e)s un 20 mai ! Bon anniversaire à...

Gasparo Bertolotti, universellement connu sous le nom de Gasparo da Salò, est une figure fondatrice de la lutherie et un musicien de grand talent. Venu au monde à Salò en Italie, ce maître artisan s'est illustré dans la création d'instruments à cordes, notamment les violons, les altos et les contrebasses. Son génie de luthier s'accompagnait d'une virtuosité reconnue en tant que contrebassiste et joueur de violone, un grand instrument à cordes frottées de la Renaissance. Il jouait pour d'illustres institutions religieuses, notamment au sein de la basilique Santa Maria Maggiore à Bergame où ses prestations musicales étaient hautement rémunérées. Ses créations instrumentales, caractérisées par une sonorité profonde et puissante, étaient déjà recherchées de son vivant et le sont restées à travers les siècles. En plus de concevoir l'architecture sonore des instruments, il testait et sublimait ses propres contrebasses sur scène, devenant ainsi un pionnier absolu mariant la facture instrumentale à la pratique orchestrale.

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Né(e)s un 19 mai ! Bon anniversaire à...

George Murphy "Pops" Foster naît le 19 mai 1892 sur la plantation sucrière de Harry McCall à McCall, située dans la paroisse d'Ascension près de Donaldsonville, en Louisiane. Fils de Charley Foster, maître d'hôtel pour la famille McCall, et d'Annie Foster, couturière d'origine en grande partie cherokee, il grandit dans un milieu modeste mais musical. Vers l'âge de dix ans, sa famille s'installe à la Nouvelle-Orléans. Alors que son frère aîné Willard Foster s'oriente vers le banjo et la guitare, George débute son apprentissage instrumental sur un violoncelle de fabrication artisanale avant de se tourner définitivement vers la contrebasse, tout en pratiquant le tuba et la trompette à un niveau professionnel. Il se marie une première fois avec Bertha Foster en 1912, dont il divorce en 1922, puis épouse en secondes noces Alma Foster en 1936, qui sera sa compagne pendant près de quarante ans.

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L'actu du 11 au 17 mai 2026 chez nos confrères

C'est nouveau chez gravebasse.com. Ne ratez plus une seule info ! Chaque semaine, embarquez avec nous pour un tour du monde des meilleurs sites dédiés à la basse. On épluche, on sélectionne, on vous résume l’essentiel : actus matos, artistes, tendances et pépites à ne pas manquer. Moins de scroll, plus de groove ! Voici le résumé de cette semaine 20 du 11 au 17 mai 2026.

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Squier Affinity Jazz Bass VI - Six cordes, un seul prix !

Il arrive parfois qu'un instrument redistribue les cartes d'un segment entier avec un seul geste. Lancée discrètement à l'été 2024, la Squier Affinity Jazz Bass VI est de ceux-là. Six cordes accordées de Si grave à Do aigu, un manche érable renforcé au graphite, une silhouette offset héritée de 1961, et une étiquette de prix à 319 euros chez les principaux revendeurs européens. Ce chiffre mérite d'emblée qu'on s'y arrête : c'est moins cher que l'Ibanez SR306EB (466 €) et moins cher encore que la Harley Benton BZ-6000 II NT (525 €), deux des concurrentes directes sur ce segment. La Squier n'est donc pas la « petite basse accessible » qu'on viendrait tolérer : elle est simplement l'instrument le plus abordable d'un trio dans lequel elle n'a rien à envier aux autres sur le plan de la lutherie.

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Né(e)s un 18 mai ! Bon anniversaire à...

George Murphy Foster, universellement connu sous le pseudonyme de Pops Foster, fut l'un des premiers musiciens à imposer la contrebasse en remplacement du tuba au sein des sections rythmiques des orchestres de jazz de la Nouvelle-Orléans. Né dans une plantation en Louisiane, il commence son apprentissage musical par le violoncelle avant d'adopter définitivement la contrebasse. Dès les années 1910, il navigue sur les bateaux à aubes du fleuve Mississippi au sein de l'orchestre de Fate Marable, côtoyant déjà un jeune et prometteur Louis Armstrong. Sa technique singulière de "slap", consistant à tirer violemment les cordes pour qu'elles claquent contre la touche en bois, confère une pulsation percussive inédite qui redéfinit fondamentalement le groove et l'assise du jazz naissant. Au fil des décennies, il s'installe à New York, devient le pilier rythmique incontournable de l'orchestre de Luis Russell, et accompagne régulièrement des géants du genre tels que Sidney Bechet ou Earl Hines. Son influence perdure à travers les époques, particulièrement lors du grand revival du style Dixieland des années quarante et cinquante, faisant de lui le doyen respecté de la contrebasse jazz jusqu'à la publication de son autobiographie à la fin de sa vie.

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