A LA UNE

Bassiste, compositeur et arrangeur professionnel, Thierry Bedoucha a passé un demi-siècle dans les studios et sur les scènes françaises. Sideman de Niagara, Michel Fugain, Pascal Obispo, Kent, Yves Duteil, Jean Guidoni ou Nicole Rieu, formateur agréé Steinberg, rédacteur pour Bass Magazine et Guitare Magazine : il livre à Gravebasse.com un regard lucide et généreux sur la basse, la production, l'industrie et l'irruption de l'IA générative.

Les dernières actus

Juillet 2026

The Selva — Mistérios Negros

The Selva, c'est le trio portugais de Ricardo Jacinto (violoncelle, électronique), Gonçalo Almeida (contrebasse, électronique) et Pedro Oliveira (percussions, électronique), qui a rejoint la formation début 2025 en remplacement de Nuno Morão. Depuis 2016, le groupe creuse un sillon à la croisée de l'improvisation, de l'électroacoustique et du minimalisme, quatre albums plus tôt (The Selva, 2017 ; Canícula Rosa, 2019 ; Barbatrama avec Machinefabriek, 2021 ; Camarão-Girafa, 2023). Mistérios Negros, enregistré aux studios OSSO en février 2025, prend pour point de départ un fait géologique bien réel : la Furna do Enxofre, caldeira active au centre de l'île Terceira (Açores), qui cessa de fumer vers 1760 avant que la terre ne se mette à trembler. Le disque, huit pistes (MISTÉRIO, OBSIDIANA, CENTRO, EXPLOSÃO, BOCA, FOGO, SUSSURRO, PROCISSÃO), épouse cette dramaturgie souterraine : ça couve, ça siffle, ça gronde, jusqu'à la procession finale. Avec l'arrivée d'Oliveira, la matière de chambre des débuts s'électrise davantage — cordes graves et percussions traitées, textures qui s'effritent et se recomposent, hypnose plus que démonstration. Mixé par Jacinto et Almeida, masterisé par Manuel Pinheiro, avec un artwork de Travassos qui prolonge bien l'imagerie tellurique du disque. Une cinquième sortie qui confirme The Selva comme l'un des ensembles les plus singuliers de la scène improvisée portugaise — toujours entre matière acoustique et transformation électronique.

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Gonçalo Almeida, la contrebasse terre d'exploration

Né à Lisbonne en 1978, Gonçalo Almeida s'est imposé au fil des deux dernières décennies comme l'une des voix les plus singulières de la contrebasse dans le champ des musiques improvisées et expérimentales européennes. Installé depuis le milieu des années 2000 à Rotterdam, aux Pays-Bas, il a bâti une œuvre foisonnante qui refuse obstinément de se laisser enfermer dans une étiquette stylistique unique, naviguant avec la même aisance entre le jazz contemporain, le free jazz le plus abrasif, le jazzcore, l'improvisation libre et une forme de musique sonore proche de l'art contemporain.

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Norside — Coal & Soul

Pas de bassiste chez Norside, et c'est bien tout l'intérêt du trio pour un lecteur de Grave Basse : à Pittsburgh, c'est l'organiste Skip Sanders qui tient la basse au pied et à la main gauche de son Hammond, épaulé par Glenn Strother à la guitare et Steve Ippolito à la batterie. Format organ trio dans la plus pure tradition soul-jazz, donc, mais recentré sur le groove contemporain et l'improvisation plutôt que sur le pur revival. Signé chez Color Red — le label du guitariste des New Mastersounds Eddie Roberts, groupe que Norside a justement accompagné sur leur dernière tournée américaine — Coal & Soul assume ses racines de la Rust Belt : énergie ouvrière, groove trapu, ambiance de bar de quartier. Les huit titres, en grande partie rodés sur scène, gagnent en spontanéité ce qu'ils perdent en polish. Le morceau-titre, teinté d'afrobeat et enrichi de cuivres (Steeltown Horns), est le sommet de l'album et montre que la walking bass à l'orgue peut groover aussi fort qu'une basse électrique bien sentie. Un deuxième album qui confirme Norside comme l'une des formations instrumentales funk/soul-jazz les plus solides du moment — à cocher pour les amateurs de basslines qui ne sortent pas d'une basse.

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Né(e)s un 16 juillet ! Bon anniversaire à...

Anthony Paul Jackson, originaire du quartier populaire de Dingle à Liverpool, est une figure souvent sous-estimée de la British Invasion des années 60. Formé initialement pour devenir électricien au Walton Technical College, il est rapidement happé par la vague skiffle initiée par Lonnie Donegan, puis par le rock and roll américain de Buddy Holly. Après avoir fondé son premier groupe de skiffle, les Martinis, il rejoint en 1959 un duo de guitaristes formé par John McNally et Mike Pender. Ce groupe prendra le nom de The Searchers.

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Sound The Alarm — Save me last

Trois ans après la formation de son ensemble Sound the Alarm et son premier album éponyme paru chez Relative Pitch Records, le contrebassiste australien Clayton Thomas revient avec "Save Me Last", un disque court et dense de trois titres — Waves, Alma, from under the rubble et Names (an incomplete list) — sorti le 3 juillet 2026, jour choisi pour marquer le millième jour du génocide en cours à Gaza. Conçu comme une "méditation sur la résilience face à une violence existentielle, aléatoire et toute-puissante", le disque prolonge la démarche engagée de Sound the Alarm : une musique improvisée pensée comme réponse directe et frontale à l'horreur, plutôt que comme simple commentaire. Le titre "Names (an incomplete list)" en dit à lui seul l'intention — donner corps, par la musique, à ce que les chiffres ne disent pas. Fidèle à l'éthique du projet, l'intégralité des recettes de vente sera reversée à des organisations actives sur le terrain auprès des enfants de Gaza, Clayton Thomas et son équipe s'engageant à réorienter les fonds vers celles qui sont, à chaque instant, en capacité réelle d'agir. Un disque qui ne cherche pas à consoler : il tient la note grave, celle qu'on n'a pas le droit de couper la première.

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Clayton Thomas : L'Explorateur Sans Limites

Dans l'univers foisonnant de la musique improvisée et du free jazz, certains musiciens ne se contentent pas de jouer de leur instrument ; ils le réinventent de fond en comble. Le contrebassiste australien Clayton Thomas appartient indéniablement à cette catégorie de créateurs radicaux. Figure incontournable de la scène expérimentale internationale, il s'est forgé une réputation de musicien dont l'engagement physique et la quête sonore repoussent constamment les frontières acoustiques de la contrebasse. Pour tout passionné des graves à la recherche d'approches non conventionnelles, le parcours de Clayton Thomas offre une perspective fascinante sur ce que le bois, les cordes et l'archet peuvent produire lorsqu'ils sont totalement libérés des carcans académiques.

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Darkglass Anagram : le firmware KosmOS 1.16 change (presque) tout !

Un peu plus d'un an après le lancement de l'Anagram, Darkglass Electronics a publié fin juin 2026 la mise à jour KosmOS 1.16, la plus importante depuis la sortie du multi-effets basse. Entre la version 1.0.0 livrée en avril 2025 et cette 1.16, l'appareil a littéralement changé de dimension. Voici ce qui a évolué, bloc par bloc, fonction par fonction.

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Né(e)s un 15 juillet ! Bon anniversaire à...

Daniel Vee Lewis est un musicien américain né à Salt Lake City, dans l'Utah, avant de grandir à Los Angeles et de s'installer à Santa Cruz en Californie. Son apprentissage musical commence à l'âge de douze ans par la batterie, instrument pour lequel il suit une formation académique. Il opère un virage décisif vers la basse électrique à seize ans, développant sa technique en autodidacte avant de perfectionner son jeu et son approche harmonique au Cabrillo College. Il y étudie l'improvisation jazz sous la tutelle de Ray Brown, trompettiste du Stan Kenton Band. Entre 1988 et 1993, il devient le bassiste du groupe World Entertainment War, enregistrant notamment pour MCA Records. Son style singulier et viscéral attire l'attention de Bill Graham, le célèbre manager, qui qualifia son approche de la basse d'une énergie « animal/juju ». Très actif dans le milieu funk et acid jazz californien, il poursuit ensuite sa carrière avec des groupes comme Solcircle et The Joint Chiefs, un ensemble rhythm and blues avec lequel il se produit très régulièrement dans la région de la baie de San Francisco.

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Voyage 35 — Even Less

Voyage 35, c'est le projet mené par Colin Edwin (basse) et John Wesley (guitare et chant), deux anciens hommes de l'ombre — ou presque — de Porcupine Tree : Edwin en fut le bassiste jusqu'en 2012, Wesley le guitariste de scène de longue date. Rejoints par Lorenzo Esposito Fornasari, alias « Lef » (chant, claviers), et Alessandro Vagnoni (batterie), tous deux compagnons d'Edwin au sein d'O.R.k., le groupe s'est donné pour mission de redonner vie sur scène à des morceaux de Porcupine Tree que le groupe original ne joue plus, voire n'a jamais joués en tournée. « Even Less » en est le deuxième témoignage après « The Nostalgia Factory », et pas des moindres : le titre ouvre Stupid Dream (1999), l'album qui a marqué le tournant pop-mélancolique du groupe de Steven Wilson après ses années plus expérimentales. Sur l'original, on retenait surtout cette tension entre légèreté mélodique et texte glaçant — un corps échoué sur une plage du Norfolk, un enfant de chœur enterré sur la lande, l'indifférence sociale déguisée en fatalisme (« you're a martyr for even less »). La version de Voyage 35, tournée en session de répétition et publiée en clip, ne cherche pas à copier l'original note pour note. Edwin le dit lui-même : l'exercice consiste à « respecter la source tout en l'emmenant ailleurs » — et la ligne de basse fretless, sa marque de fabrique, est justement ce qui déplace le centre de gravité du morceau, plus organique et moins vernie que la production Wilson de l'époque. Wesley reprend le chant avec une voix plus rugueuse, Lef épaissit les claviers sans les surcharger, et Vagnoni tient une frappe sèche qui donne au titre un abattage presque live-club, loin du feutré studio de Stupid Dream. Ce n'est ni une resucée nostalgique ni une réinvention radicale : c'est une relecture assumée par des musiciens qui connaissent le matériau de l'intérieur et qui s'autorisent à le muscler pour la scène. En soi, le morceau vaut surtout comme carte de visite avant la tournée européenne de septembre 2026 (Italie, Allemagne, Pays-Bas, Royaume-Uni) — un signal envoyé aux fans de la période Stupid Dream/Lightbulb Sun qu'ils vont enfin réentendre ces titres jouués avec sérieux, et pas juste évoqués en hommage poli.

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Yamaha SEQTRAK : le studio de poche qui veut réconcilier groovebox et simplicité

Avec le SEQTRAK, Yamaha revient sur le terrain de la groovebox tout-en-un, un segment largement dominé ces dernières années par Teenage Engineering, Roland ou Korg. Séquenceur, boîte à rythmes, synthétiseur, sampler et interface audio logés dans un boîtier de la taille d'un clavier d'ordinateur portable : le pari est ambitieux. Voici un tour complet de la machine, de ses moteurs sonores à son prix, pour se faire une idée de ce futur compagnon ?!

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Jack Irons & Remco Hendriks – Iridescence

Il y a des rencontres qui ne devraient, sur le papier, jamais donner un disque entier. D'un côté, Jack Irons, batteur fondateur des Red Hot Chili Peppers, membre historique des débuts de Pearl Jam, homme de l'ombre qui n'a jamais eu besoin d'en faire trop pour marquer une chanson. De l'autre, Remco Hendriks, bassiste néerlandais connu de toute une communauté de bassistes pour sa chaîne Remco's Groove Lab, où il enchaîne depuis des années des sessions groove en une prise, basse fretless en tête, harmoniques et double-stops à l'appui. Deux univers, deux générations de réseaux (le rock FM des nineties d'un côté, YouTube et Instagram de l'autre) qui se retrouvent sur Iridescence, dix titres enregistrés entièrement en temps réel, sans MIDI ni retouche numérique. C'est justement cette contrainte qui donne au disque sa couleur. Batterie, basses, synthés, pédales, percussions : tout a été capté dans le feu de l'instant, à l'ancienne, façon prise de son analogique. Le résultat n'a rien d'un exercice de studio léché — on entend le grain, les respirations, les décisions prises à la volée. Et c'est bien la basse de Hendriks qui porte l'essentiel du poids harmonique de l'ensemble : sur un disque sans guitare ni clavier mélodique fixe, c'est elle qui trace les lignes, pose les couleurs, remplit l'espace que la batterie d'Irons — toujours retenue, toujours au service du morceau — laisse volontairement vacant. Hendriks joue ici essentiellement en fretless, avec cette manière très reconnaissable de faire chanter la corde plutôt que de la marteler : glissés, harmoniques, doubles cordes, un vibrato large qui rappelle par moments Pino Palladino période solo, par d'autres le geste plus rustique et vocal d'un Jaco période Weather Report. Sur des morceaux comme Creatures of the Deep ou Floating in Space, la basse n'accompagne pas, elle raconte : c'est elle qui installe le climat, avant que la batterie ne vienne, patiente, structurer le récit. Ailleurs — The Dog Dance, Something Must Work — le duo resserre le jeu et bascule vers un groove plus funk-rock, plus frontal, où l'on retrouve le sens du riff et du silence qui a toujours caractérisé le jeu d'Irons chez RHCP. L'ensemble se construit comme un voyage : le titre d'ouverture, Under Alien Water, plonge d'emblée dans une matière flottante, presque suspendue, avant que l'album ne circule entre plages aériennes et séquences plus tendues, pour se refermer sur Gravity, où Alain Johannes est venu prêter main forte au mixage batterie et synthés — un clin d'œil à la longue histoire commune des deux musiciens dans l'orbite Chili Peppers / Eleven. Le mixage général, réparti entre Jack Irons, son fils Zach Irons et Remco Hendriks selon les morceaux, garde partout cette cohérence de disque pensé comme un tout plutôt que comme une collection de titres. La peinture à l'huile de Joop Smits qui orne la pochette résume assez bien l'intention : quelque chose d'organique, de mouvant, qui change de couleur selon l'angle sous lequel on le regarde — l'iridescence, donc. Le disque fonctionne de la même façon : pas de tube évident, pas de moment calibré pour une playlist, mais une matière qui se révèle par couches successives à l'écoute, et qui demande un peu de patience pour livrer tout son groove.

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Remco Hendriks : portrait d'un bassiste hors norme

Il y a des bassistes qui font carrière dans des groupes, et il y a Remco Hendriks, qui a construit la sienne seul, une caméra posée devant lui, dans son studio d'Eindhoven, aux Pays-Bas. En quelques années, ce quadragénaire néerlandais aux dreadlocks blondes est devenu l'un des noms les plus reconnaissables de la basse électrique moderne, non pas grâce à un album qui aurait cartonné ou à une tournée avec une star, mais grâce à des vidéos captées en une seule prise, sans montage ni overdub, où il empile groove, harmoniques et doubles cordes fretless avec une aisance qui a longtemps fait douter les internautes de leur propre écran : « c'est forcément accéléré », lisait-on en commentaire... Ce n'était jamais le cas.

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Henry's dévoile ses premières JB : la série Lizard Dragon

Henry's Music, la marque tchèque de Praha Music Center, sort ses premières basses au gabarit JB (Jazz Bass). Baptisée Lizard, la série s'ouvre avec les Dragon, déclinées en 4 et 5 cordes, et débarque chez une poignée de revendeurs européens depuis le 13 juillet, avant un déploiement en ligne à l'échelle du continent annoncé pour septembre.

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Né(e)s un 14 juillet ! Bon anniversaire à...

Serge Koussevitzky est une figure monumentale de la musique classique, ayant mené une double carrière de virtuose de la contrebasse et de chef d'orchestre de renommée mondiale. Né en Russie à Vyshny Volochyok, il commence son apprentissage musical à l'Institut philharmonique de Moscou à l'âge de 14 ans, où la contrebasse devient rapidement son instrument de prédilection. Son talent exceptionnel lui permet d'intégrer l'orchestre du Théâtre Bolchoï à seulement 20 ans, avant d'en devenir le contrebassiste principal en 1901. Il se distingue non seulement comme interprète, mais aussi comme compositeur ; son Concerto pour contrebasse (1905) reste une pièce maîtresse et redoutable du répertoire classique de l'instrument.

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Né(e)s un 13 juillet ! Bon anniversaire à...

Albert Floyd Piccirilli, plus connu sous son nom de scène Al Rex, fut l'un des pionniers de la contrebasse dans l'histoire du rock 'n' roll. Il a commencé à jouer avec Bill Haley dès 1949 au sein du groupe The Saddlemen, l'ancêtre des Comets. Réputé pour son jeu énergique et ses pitreries sur scène (il était connu pour faire tournoyer sa contrebasse et monter dessus pendant les concerts), il a officiellement remplacé Al Pompilli en 1955 au sein de Bill Haley & His Comets. Il a ainsi participé à la majorité des enregistrements mythiques du groupe chez Decca et est apparu dans les films Rock Around the Clock (1956) et Don't Knock the Rock (1957). Il a quitté la formation en 1958 pour fonder son propre groupe, Al Rex and the Regaleers, avant de se retirer progressivement de l'industrie musicale en 1960 pour se consacrer à sa famille de huit enfants.

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Né(e)s un 12 juillet ! Bon anniversaire à...

Philip Taylor Kramer est un bassiste américain qui a insufflé une nouvelle dynamique rythmique au groupe de rock psychédélique Iron Butterfly dans les années 1970. Originaire de l'Ohio, il intègre la formation en 1974 et marque de son empreinte les albums Scorching Beauty et Sun and Steel, tous deux sortis en 1975. Son jeu de basse, à la fois solide et mélodique, a permis de structurer les improvisations du groupe lors de cette période charnière. En dehors de la scène musicale, son parcours est particulièrement atypique : après avoir quitté le milieu du rock, il s'est reconverti avec brio dans l'ingénierie aérospatiale et les mathématiques appliquées. En tant que scientifique, il a travaillé sur des technologies de pointe, notamment la reconnaissance faciale informatique. Sa disparition inexpliquée en 1995 a brutalement mis fin à une trajectoire fascinante et hors norme, mêlant la vie d'artiste aux exigences de la science de haut niveau.

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En ce moment sous les projecteurs !

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